Surveillance de la qualité de l'air
Franche-Comté

Évaluation de la qualité de l'air au sein de la Vallée de la Vallière, à côté de Lons-le-Saunier

(14/11/2016)

La Vallée de la Vallière est une reculée jurassienne typique, située à proximité de Lons-le-Saunier. Profonde d’environ 5 km, elle présente un trafic routier intense dans une vallée relativement étroite et traversée par la D678. En effet, l’interdiction de transit des poids lourds au niveau de la pente Montaigu (D52), oblige les camions à l’emprunter pour rejoindre le premier plateau.

En 2012, le Conseil Général du Jura a effectué un comptage sur la RD 678 au niveau de la commune de Revigny. Ce comptage a dénombré un trafic important estimé à 4162 véhicules par jour dont 429 poids lourds.

 

Aussi ATMO Franche-Comté, association agrée par le Ministère chargé de l’environnement pour la surveillance de la qualité de l’air en Franche Comté, a souhaité réaliser une étude approfondie au sein de cette vallée. Le but est d’évaluer l’impact de l’important trafic routier sur la qualité de l’air local.

 

Cette étude s’est déroulée en deux étapes. Dans un premier temps, une campagne de mesures a été réalisée au cours de l’hiver 2016. Pour ce faire, deux stations mobiles de surveillance de la qualité de l’air ont été installées du 27 janvier au 18 avril 2016, en entrée de vallée (Perrigny) et en fond de vallée (Revigny). Durant cette période, différents polluants caractéristiques de la période de mesure et en lien avec le trafic important de la vallée, ont été suivis en continu :

  • les particules fines et très fines (PM10 et PM2,5) ;
  • les oxydes d’azote (NO, NO2, NOx).

Cette campagne a donné lieu à un rapport de campagne, édité en juin 2016 sur l’état de qualité de l’air au sein de la vallée de la Vallière.

 

La deuxième partie de l’étude a consisté en une analyse par modélisation. Pour cela, les résultats obtenus lors de cette campagne de mesures ont été intégrés à une plateforme de modélisation, afin de valider la méthode utilisée pour estimer le plus précisément possible les niveaux réels de polluants au sein de la vallée. Pour ce faire, les sources d’émissions et les paramètres météorologiques ont également été pris en compte. Cette méthode a ensuite été utilisée pour calculer les concentrations moyennes annuelles en 2015 des principaux polluants (dioxydes d’azote - NO2, et particules fines et très fines - PM10 et PM2,5), leur répartition au sein de la vallée, ainsi que l’exposition de la population.