Surveillance de la qualité de l'air
Franche-Comté

Croissance des arbres et pollution

Qu’est-ce que l’ozone ?

L’ozone est un gaz qui n’est pas émis directement. En ce sens, il est qualifié de polluant «secondaire», résultant de la transformation photochimique (c’est-à-dire en présence des rayons UV solaires) dans l’atmosphère de certains polluants «primaires» (oxydes d’azote, composés organiques volatils…). Les mécanismes réactionnels sont complexes et les plus fortes concentrations d’ozone apparaissent l’été, période où le rayonnement solaire est le plus intense, en périphérie des zones émettrices des polluants primaires, puis peuvent être transportées sur de longues distances.

 

L’ozone : bon ou mauvais ?

Bien que de nature chimique identique, il convient de distinguer l’ozone stratosphérique de l’ozone troposphérique. L’ozone stratosphérique, qualifié de «bon ozone», forme une couche qui nous protège de certaines radiations nuisibles du soleil (rayons UV-B et UV-C en particulier), tandis que l’ozone troposphérique, le «mauvais ozone», est un polluant très toxique car il est en contact direct avec l’homme et les écosystèmes. Le «trou dans la couche d’ozone» est une disparition partielle de ce «bon ozone», liée à l’effet destructeur d’ozone de certains polluants émis dans la troposphère (couche atmosphérique dans laquelle nous vivons) et qui migrent lentement dans la stratosphère (10 à 60 km d’altitude).

 

L'ozone dans l'atmosphère

La place de l'ozone dans les différentes couches de l'atmosphère

 

Les effets de l’ozone sur l’environnement

A certaines concentrations, l’ozone troposphérique a des effets nocifs sur les écosystèmes. Gaz à effet de serre, il contribue au réchauffement climatique et est le polluant atmosphérique le plus préoccupant pour les forêts. L’ozone a un effet néfaste sur la végétation (processus physiologiques des plantes perturbés), sur les cultures agricoles (baisse des rendements) et sur le patrimoine bâti (fragilisation/altération de matériaux tels métaux, pierres, cuir, caoutchouc, plastiques…).

 

Un projet pour réévaluer les valeurs limites pour la protection des forêts

Atmo Bourgogne-Franche-Comté participera au projet européen MOTTLES (MOnitoring ozone injury for seTTing new critical LEvelS). Ce projet vise à réaliser, en conditions réelles, des expérimentations à l’air libre couplées à des études épidémiologiques et des observations in-situ, afin de réévaluer les valeurs limites pour la protection des forêts.

 

 Logo MOTTLES

 

Au total, sur une période de 39 mois, 17 sites en Europe (France, Italie et Roumanie) feront l’objet d’une surveillance continue des concentrations en ozone, des paramètres météorologiques et de la teneur en eau du sol. La dendrométrie, qui est la mesure du diamètre des arbres, sera également effectuée.

La station de mesures implantée dans le Parc du Morvan fait partie des 4 sites français sélectionnés. Atmo BFC  assurera le relevé hebdomadaire de l’ensemble de ces paramètres ainsi que l’envoi des concentrations horaires en ozone  jusqu’à l’horizon 2020. La pose des premiers capteurs a été faite ce mardi sur des essences d’aulne (Alnus glutinosa). 

 

Installation des dendromètres - ATMO BFC

Les « dendromètres » ont été installés par les techniciens d’ATMO BFC à proximité de la station de mesures de qualité de l’air du Morvan, en présence de l’ACRI-HE, responsable du projet MOTTLES

 

 

 

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