Surveillance de la qualité de l'air
Franche-Comté

Evaluations

 

La surveillance du formaldéhyde et du benzène

Le formaldéhyde

Les sources de pollution par les aldéhydes sont essentiellement le mobilier, les revêtements sur les surfaces, les produits ménagers. Le formaldéhyde, composé réglementé issu de cette famille de polluants, est un gaz incolore présent dans de très nombreux produits d'usage courant : mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papier, produits ménagers, pesticides, bois agglomérés et contreplaqués. Il est également utilisé dans les textiles ainsi que dans certains médicaments et cosmétiques. Cet agent chimique est irritant pour les yeux, le nez et la gorge, de plus il est considéré comme cancérogène par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis 2004.

La valeur-guide pour le formaldéhyde, pour une exposition de longue durée, a été fixée par décret à 30 µg/m³ au 1er janvier 2015 et à 10 µg/m³ au 1er janvier 2023 pour certains établissements recevant du public. Par définition, ce seuil constitue « un niveau de concentration de polluants dans l'air intérieur fixé, pour un espace clos donné, dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs sur la santé humaine, à atteindre, dans la mesure du possible, dans un délai donné ».

 

Le benzène

A l’intérieur des locaux, le benzène possède de multiples sources d’émission comme les produits de construction, ameublement, décoration et bricolage : solvants, peintures, diluants, colles, vernis, pesticides, ainsi que la combustion de bois ou d’énergies fossiles, de cigarettes ou même de bougies parfumées. Irritant du nez et de la gorge, le benzène est un gaz qui a été classé cancérogène par l’OMS.

La valeur-guide pour le benzène, pour une exposition de longue durée, a été fixée par décret à 5 µg/m³ au 1er janvier 2013 et à 2 µg/m³ au 1er janvier 2016 pour certains établissements recevant du public.

 

La technique de mesure

La mesure des BTEX et des aldéhydes et réalisée par « échantillonnage passif ». Cette méthode consiste à exposer à l’air libre, pendant une durée déterminée, de préleveurs sous forme de petits tubes cylindriques, qui piègent sélectivement les polluants. Le dispositif ne nécessitant pas de circulation d’air à l’aide d’une pompe, on parle d’exposition « passive » à l’air ambiant. Après une exposition d'une semaine, ces tubes sont récoltés et analysés dans un laboratoire de façon à déterminer a posteriori la concentration moyenne en polluant durant la période de prélèvement.

 

 

L’évaluation du confinement

Le dioxyde de carbone et sa mesure

Le dioxyde de carbone est produit lors des processus de combustion. Il est aussi émis naturellement par la respiration des êtres vivants. Ainsi, dans les locaux, la principale source après les installations de combustion est l’homme. La concentration de ce gaz dans une pièce dépend du nombre de personnes présentes, du volume de la pièce et de la qualité de la ventilation. Par conséquent, la mesure du dioxyde de carbone est considérée comme un indicateur du confinement et de l’efficacité des moyens d’aération au sein des établissements publics. A des concentrations élevées, l’air est confiné et peut provoquer des troubles de type migraines, respiration difficile, fatigue, vertiges,…

Le dioxyde de carbone est mesuré à l’aide d’un appareil portatif, qui permet de calculer un « indice de confinement ».

 

L’indice de confinement

L’indice de confinement de l’air caractérise la qualité du renouvellement de l’air, pour une pièce et une occupation données. Un indice de confinement, appelé ICONE (Indice de CONfinement d’air dans les Ecoles) a été développé en 2008 par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB). Il permet d’exprimer par une note le niveau de confinement d’une pièce, sur une échelle de 0 à 5. La note 0 correspond au confinement nul : c’est la situation la plus favorable. La note la plus élevée, 5, correspond au confinement extrême, soit la situation la plus défavorable.

 

ICONE 0 1 2 3 4 5
Etat du confinement nul faible moyen élevé très élevé extrême

 

LES MESURES COMPLEMENTAIRES

La mesure des particules

L'évaluation des teneurs en poussières fines d'une pièce est réalisée à partir d'une mesure massique. Les poussières sont pompées au sein d'un volume d'air par un dispositif spécifique puis viennent se déposer sur un filtre préalablement pesé. La différence de poids du filtre "après prélèvement - avant prélèvement" ainsi que le volume d'air aspiré permettent alors de déterminer la concentration des poussières de l'environnement étudié.

 

L'évaluation des COV

Le canister est une simple bonbonne sous dépression permettant l'aspiration d'un volume de 6 L d'air. L'absence de sélectivité de ce type de prélèvement permet de réaliser, a postériori et en laboratoire, un panel de mesures tel que des "screenings" de Composés Organiques Volatiles.

 

 

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